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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 02:21

Hum ! Je suis bien, serin, apaisé, je crois.
J’entends, je sent.
Bizarrement, je ne ressent rien, que du bon.
Des pas, des cris, d’autres bruits.

L’odeur de la terre, des feuilles, et puis de fer…de sang ?
Le chant d’un oiseau, le bruit d’une cascade…
Une ombre trouble qui se penche sur moi.
Des doigts qui me palpent.

Où est elle ? Quelqu’un pour lui dire…
Lui dire quoi ? Je suis seul…
J’aurais voulu lui dire…
J’allais le lui dire…comment lui dire, maintenant.

Le temps, sale con, le temps…
Il passe, lui, pendant que tu t’attardes.
Derrière toi…un abîme…
Et, tu cours, après, et t’en meurt.

D’ailleurs, je meurt, je crois…
Ils le disent, je l’entend.
Ces yeux me l’affirment.
Ben, si c’est vrai, c’est pas douloureux.

Un peu long alors,
Trop de temps pour penser.
Qu’on en finisse, ce soleil brule.
Elle sent mauvais, ma mort.

Ces yeux me caressent, me désaltèrent.
Me donnent des regrets…
Je vais en Enfer, c’est sur…
Avec le souvenir de ces yeux.
Sans eux !

1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 02:39

Mourir c'est pourrir...un peu.

Mourir n'est pas mourir... ... ça dépend pour qui... ça dépend de qui qu'est mort...

Je vais mourir car plus personne ne m'aime...même pas moi !

Je m' regrette....

Je me regrette sur mon rocher le regard vers l'horizon qui me montre le devenir.

Mon devenir est derrière moi...

Le temps est une salope qui ruine nos espoirs et transforme nos amours en ruines.

9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 04:41
Hiver.

Drôle d’époque.

Drôle d’époque..
Le demi solde de l’amour, âme en pine,
Berce son âge d’une langueur monotone.
Il traine ses couilles par terre…
simples patates au fond d’un filet.

Petits matins. Petites culottes encore humides
En boule à coté d’une chaussette, d’une chemise.
Cette douce odeur suave de l’abandon.
Verres renversés,
Bouteilles cassées.

Sous la douche, chez lui, chez elle…
Son reflet dans la brume d’un miroir
Le schboub couvert d’un accordéon de latex,
Un peu de merde au bout.
Il est fatigué le prince charmant.

Emasculé à froid…Frigorifié du gland…
Hussard triste, sabreur muet
Feulement de la couguar…
Tendresse au placard.
Seule la brute bande encore.

Et pourtant, dans son dernier souffle
L’amoureux des femmes dira
J’ai vu, lu, les merveilles du monde
Senti tous les parfums, gouté tous les nectars…
Tout ça n’vaudra jamais son beau cul.

Hiver.
17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 01:33

 

 

 

 

Un Prêté Pour un Vomit.

Tiens, Bob, y’avait longtemps…

- Conne et salope…
- Ouais…
- Çà c’est envoyé !
- C’est bien trop d’honneurs pour une seule femme.
- La salope, comme chacun sait, c’est la conne qui couche
avec tout le monde.
- Objection votre déshonneur, sauf avec toi, j’te connais,si elle ne couche pas avec toi, peut être n’est elle pas si conne que ça.
Ou pas assez salope, va savoir…
- ???
- Qualifier ainsi une conne de salope, n’est-ce pas un compliment qui s’égare?
- ???
- N’affaiblit on pas ainsi sa connerie?
- ???
- Ou, alors, peut être alors n’a-t-on affaire qu’a une belle salope..?
- Mais, alors, comment fait elle pour être aussi conne?
- Là, mon pote, tu parles d’or, Bob, et dès le matin…
n’aurais tu pas encore dessaoulé de ta soirée bourguignonne?
- J’suis au Vichy, depuis peu, c’est vrai, mais bon…
- Tu t’es marré, au moins ?
- En tous cas, bourguignonne ça rime pas avec conne…
- Et ???
- Çà, j’peux pas dire, trop b
ourré, pas de souvenir…

- Y a plusieurs façons de prendre une veste mon pote...

Voilà, les comptes rendus de Bob, toujours approximatifs….
Va encore falloir que je mène l’enquête moi-mêm
e.

Bises les filles.

10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 00:44
Béquille.

Ça sent l’éther, le citron, la merde, la merde propre aussi..
La nuit, le silence, et, des quintes de toux, des râles…bip..bip.
Au petit jour, un ange passe…
Un de moins à l’étage.
Une famille au cimetière.
Anxiété chez le notaire.
L’hôpital, ça sue, c’est bruyant, ça sent mauvais.
Comment pourrait il en être autrement…
Y a la pisse, la merde, le pus, les larmes et pis quoi ?
La m
isère…
L’humanité !

9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 05:50
Brasse bouillon.

Images téléchargées

J’aime le nom que l’on donne à l’immatriculation des bateaux : la Francisation .

Chaque bateau a son port d’attache.
Chaque marin a son cœur d’attache.
Quand il s’embarque, où qu’il aille, il laisse quelque chose de lui sur le quai :
Son cœur, ses souvenirs, ses amis ses amours, rarement son âme.
Ni ses tripes.
Un fil ténu le rattache de là d’où il vient.
Une galerie d’images des lieux, des siens, de seins, de ses amours,
Car le marin n’est pas un émigré, un banni, un exilé, c’est un volontaire, curieux ..
De l’autre, de l’ailleurs, assoiffé, et pas que d’alcool.
Assoiffé de loin, de par delà l’horizon, de l’autre, du derrière de l’autre,
de son propre derrière, centre du monde ?
Il n’est que par le rêve…Lui, l’océan, son port d’attache :
La dame de ses pensées…qu’il fuit…pourquoi , sa mer n’a pas
de réponse…

28 juillet 2013 7 28 /07 /juillet /2013 23:55

J'ai fait souvent ce rêve étrange et pénétrant....

Qui me trouve étrange au réveil...

Mon doc m'a prescrit des suppos à la glycérine.

Miraculeux pour la douleur...

Catastrophique pour mes couleurs...

Une forte odeur d’eucalyptus s'est rependue dans ma ville.

Qui a ruiné ma réputation...

5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 07:10

 

 cirque-de-navacelles.jpg

 

Ebloui par la lumière, apaisé par les câlins,
gigote le petit d’homme.
Son horizon brouillé s‘éclaircit, se précise.
Se distinguent, au loin les limites de Le monde.

Et après, qu’y a-t-il ? plus loin, très loin, ?
Plein d’illusions, le sac maigre,
Le cœur vaillant, il s’arrache .
Il faut choisir, alors ce sera :
A gauche, en sortant de l’ascenseur.

La Terre est ronde, et le voyageur aussi.
Etre revenu de tout, c’est en avoir fait le tour.
Du tout au tout.
Avec le temps, du tout au rien
.
Petit à petit, à petits pas,
la ligne d’horizon se rapproche, se brouille,  disparait..
L’ horizon devient l’ intérieur,
Et, de plus en plus profond, il s’abîme.
Quand l’abîme rejoints l’intime , que reste t il  ?
Des amours, des rencontres et aussi des regrets.

Il le hurle : « qui es tu, moi ? »
 

 

 

 

Caricature Le cri de Munch copie

 

 

 

 

Ferme ta gueule répondit l’écho.

 

_____________________________________

 

Bises les fillesmoi 3

21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:15

banc

 

Chronique du banc.

 

 

 

 

 

 

 

 

A la recherche de sa moitié d’orange.

 

 

images-copie-2

 

 

 

Le mythe :

D’après Platon et accessoirement Gustave Tapautour,  les êtres humains, à l’origine, auraient été constitués de quatre bras, quatre jambes et d’une seule tête à deux visages.
Zeus, qui aurait craint leur pouvoir, les aurait coupé en deux, les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante.
Nous ne serions donc, que la moitié d'un tout, comme une orange coupée en deux.
 Il nous faudrait alors, absolument retrouver notre deuxième moitié pour être heureux et complet.

 

74896af67d270094f60ca3736410c93b.jpg

 

C’est donc lesté de ce lourd bagage, que, très jeune, j’entrepris ma quête.
Celles-ci m’amenât sur des rivages enchantés, des prairies humides, des garrigues peuplées d’insectes, des vallées profondes chaudes et moites, des fiords glacés et des sommets illusoires.
Toutes ces images visionnées aux plafonds écaillés de chambres plus ou moins sordides, au fond de lits défaits, emballé de draps gris, froissés…souillés.

L’âge, la bouteille, les bouteilles, les désillusions aussi, m’ont amené à cette conclusion :
Cette quête, comme celle du Graal, n’est offerte qu’aux esprits purs…illuminés, habités.
Le simple mortel un peu détraqué que je suis, n’étant en définitive,
qu’une petite banane à la recherche d’un abricot fendu et juteux.

 

170140.jpg

 

Avec un peu de poil autour.

 


 

Bises les fillesmoi 3

11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 09:06

 

eva-green-james-bond-041

 

Mourir l’amour?
Consumer le silence,
Ne pas crier, ce feu brule mes entrailles.
Pourquoi ne suis-je pas comme les autres hommes.
Pourquoi ai-je toujours cette insouciance propre à la jeunesse,
Moi qui ne suis plus si jeune.
Quel est donc ce guignol
Qui s’agite entre mes jambes au passage d’un jupon ?
Pourquoi, pour moi, un beau cul...
Vaudra toujours plus que toutes les bibliothèques du monde.
Putain, c’est dur…(et il se plaint )
L’hiver arrive qui couvre de blancs mes cheveux,
Enfin, ceux qui restent…
Une antichambre froide ?
J’envoie encore le bois, ma chaudière ronronne.
Pourtant, j’attends toujours avec ferveur
Ce printemps qui viendra, peut être,
M’épargner un dernier hiver.

 

4093

 

moi 3

 

 

 

 

 

Bises les filles.

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